Le Châtelard
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Histoire et patrimoine

 

Le Châtelard (autrefois Castellarium, ou Castellard)

Le développement de la commune est lié à la présence d'un château-fort. Ses habitants s'appellent les castellardinois.

Le site du château est situé sur le verrou naturel dominant le Chéran et fermant la vallée séparant "les Bauges-Devant" et " les Bauges-Derrière". Il tient une place très importante tout au long du Moyen-âge à l'échelle du comté puis du duché de Savoie. Il ne reste aujourd'hui que quelques rares vestiges de ce château. Au fil des siècles, la commune s'est construite et organisée autour de celui-ci.

Le 19 octobre 1301, le comte de Savoie Amédée V (dont la rue centrale du vieux bourg porte toujours le nom), accorde à la commune du Châtelard une charte de franchises et privilèges qui permet aux habitants de bénéficier des prérogatives particulières par rapport aux autres communes des Bauges. La charte sera renouvelée à plusieurs reprises jusqu'en 1511.

De nombreux incendies ont notamment marqué l'histoire du vieux bourg du Châtelard, dont celui de 1867 qui l'anéanti totalement. Sa reconstruction est effective en 1870 et c'est alors que le nouveau quartier du Pré de Foire sort de terre. En cette fin de 19ème siècle on assiste également à la construction de routes pour desservir les hameaux (Attilly, Montlardier et Le Villaret).

Plus près de nous, le 12 mars 1931, eut lieu l'un des évènements marquants du 20ème siècle, un énorme glissement de terrain sur les pentes du Mont Chabert, entraînant la disparition du hameau des Michauds.

 

Le patrimoine de la commune

L'église

Placée sous le vocable de St Jean-Baptiste, l'église actuelle date de 1833. Elle est de style néo-classique sarde et de forme trilobée avec coupole et voûte à arêtes. Restaurée en 1983, elle présente de belles peintures sardes polychromes et comprend au-dessous du clocher une chapelle du XVIIème siècle.

Le Bourg Vieux

Le Bourg-Vieux est l'ancienne expression pour désigner la partie haute du chef-lieu. Issu de la présence voisine du château, le bourg s'est lentement constitué à partir du XIème siècle pour constituer une rue unique au flanc de la montagne, comprenant deux places, l'une dite du "Bourg-Vieux", l'autre dénommée "Place de la Grenette". L'obtention des franchises, dès 1301, contribua au développement des boutiques de commerçants et artisans, ainsi que les maisons bourgeoises des notaires et autres notables.

La Maison Despine

Située à l'entrée Sud du pays, elle appartenait à la célèbre famille Despine, notaires, dont les derniers membres quittèrent Le Châtelard à la fin du XVIIIème siècle.

La Grenette

Les arcades du Vieux Bourg ayant disparu à la suite de l'incendie de 1867, il convenait de trouver un autre lieu pour permettre le marché aux grains hebdomadaire. La halle dite de "La Grenette", un édifice à l'architecture originale, a toujours été un lieu d'animation du quartier et elle a marqué la vie intense du Vieux-Bourg pendant des décennies. Elle abrite aujourd'hui la galerie d'art du peintre INIS.

Les fours à pain

Ce sont des anciennes constructions implantées au centre des villages (hameaux) et qui ont rassemblé les habitants pendant des générations. La plupart de ces fours cessèrent leur activité vers 1945, date à partir de laquelle la culture du blé fut abandonnée. Cependant, ces fours ont connu une nouvelle jeunesse en étant régulièrement réutilisés au cours des dernières décennies pour les fêtes de villages très prisées par les habitants des Bauges mais également les touristes.

A Attilly, sur la place centrale, près du bassin et du calvaire, le four reconstruit en 1894 est remarquable par son architecture. Il a été restauré en 1993.

Les Bassins et fontaines

Construits en pierres de taille assemblées avec des ferrures, les bassins ont été jusqu'à une époque récente indispensables pour la distribution et l'utilisation de l'eau dans les quartiers et les villages. Au chef-lieu, la présence du bassin à l'entrée Nord témoigne de l'époque où les lavandières l'occupaient quotidiennement pour faire la lessive.

 

Quelques castellardinois illustres

Le Châtelard a vu naître sur ses terres quelques hommes illustres comme :

Etienne Aymonier (1844-1929), officier et administrateur colonial en Indochine, spécialiste des cultures khmère et cham, premier directeur de l'École coloniale.
Léon Aymonier (1863-1934), le pharmacien-photographe.
Joseph Communal (1876-1962), artiste peintre.
La famille Despine, notaires.

Sans oublier les médecins que donnèrent les Guilland ; les officiers, avocats, évêques de Tarentaise avec les Turinaz.

Mairie du Châtelard 73630 Le Châtelard
Tél. : 04 79 54 82 44 Tél. : 04 79 54 82 44
Fax : 04 79 54 82 76